La Biennale de Paris a été créée en 1959 par André Malraux qui souhaitait en faire un lieu de rencontres où devaient s’expérimenter les nouvelles modalités d’un art du futur.
En 2000 la Biennale de Paris opère une transformation radicale en reformulant totalement son mode de fonctionnement et son organisation. Depuis cette date, elle ne cesse de délier l’art de l’institution en opérant sous différentes sections : pédagogique, terminologique, économique ou stratégique.

La Biennale de Paris envisage ainsi l’art comme une notion plus large que la seule production d’oeuvres d’art, en expérimentant les interactions et les systèmes qui l’engendrent.

Pour ce faire, elle n’obéit à aucun cadre régulateur qui pourrait l’entraver dans ses actions au sein de notre contemporanéité. En agissant entre centres et périphéries du monde de l’art, avec les usages qui lui sont rattachés, elle cherche à identifier de nouveaux critères à l’oeuvre, où l’artiste n’est plus le protagoniste exclusif de ses influences.

La Biennale de Paris est la seule biennale au monde à ne pas avoir d’exposition, à agir simultanément à différents endroits de la planète, en s’adaptant à chaque fois aux personnes ou aux structures qui la traversent ou l’utilisent. En pratiquant le mélange des genres, la porosité des frontières et la redistribution des rôles, la Biennale de Paris fait apparaître l’art là où l’on ne l’attend pas.