Orientations

La Biennale de Paris récuse les expositions
et les objets d’art. Elle refuse d’« être pensée
par l’art ». Elle identifie et défend de vraies
alternatives, ce qu’elle nomme des
« pratiques inconformes ».

Stratégie

Être liquide. Quand le sol est occupé,
occuper le sous-sol.

Un art invisuel

Nous n’avons aucune preuve sérieuse
que l’art est dépendant de l’objet
d’art. Pour cette raison, nous pouvons
supposer le contraire. La Biennale
de Paris favorise des pratiques
invisuelles. L’invisuel est visible,
mais pas en tant qu’art.

Un art non-artistique

La Biennale de Paris défend un art qui
n’obéit à aucun des critères attendus
de l’art : créatif, spectaculaire, esthétique,
émotionnel, affectif…

Un art qui opère dans la réalité quotidienne

La Biennale de Paris favorise des
pratiques qui relèguent l’art à
l’arrière-plan pour conquérir le
terrain de la réalité quotidienne.

Un public d’indifférence

Avec la Biennale de Paris nous ne
sommes plus au spectacle de l’art.
Celle-ci s’adresse à ce qu’elle appelle
un « public d’indifférence » : des
personnes qui, volontairement ou
par hasard, interfèrent avec des
propositions ne pouvant plus être
identifiées comme étant artistiques.

Une critique unifiée

Organisée en réseau, la Biennale
de Paris constitue une masse critique
composée de centaines d’initiatives
qui, sans elle, seraient restées isolées
et sans impact.

Une institution horizontale

La Biennale de Paris s’érige à l’horizontale.
Y participer, c’est devenir partenaire.
À ce titre, chaque partenaire décide des
conditions relatives aux activités qu’il
propose. Ce pouvoir de décision agit sur
la structure et l’état d’esprit de la biennale.

Emploi du temps

La Biennale de Paris a lieu tous les deux
ans pendant deux ans. Elle se déroule
dans le monde entier. Les participants
fixent eux-mêmes les dates et lieux
de leurs activités. La 18e édition a débuté
le 1er octobre 2012.